
L’auteure derrière les mots
Depuis 1989, j’écris. Du moins professionnellement. En français, en allemand, dans les deux langues à la fois – parce que les mots ne traduisent pas les mêmes images mentales d’une culture à l’autre.
J’ai écrit pour l’énergie, le BTP, le terroir, les vins, le voyage lent.
- des dirigeants et des politiques qui devaient convaincre,
- des marques qui voulaient exister,
- des territoires qui méritaient d’être racontés.
J’ai appris qu’il faut parfois moins pour faire plus – choisir le mot qui se martèle, qui distille, qui reste.
J’ai aussi écrit pour moi. Beaucoup. La nuit, le jour. Le soir après une randonnée ou pendant un périple à vélo. Sur un carnet, sur un ordinateur, une tablette, un téléphone. En rose, en bleu, en noir. Pour m’autoriser à découvrir ma propre voix, apprendre à mettre des mots sur des émotions et laisser libre cours à l’imagination. Celle qui souffre à force de la formater, celle qui se perd dans les contraintes du quotidien.
Le fracas d’une seconde, mon roman, est né de cette conviction : tout peut basculer en un mot ou en une seconde.
Kilomètres et Papilles, mon blog slow travel, c’est l’autre versant – transmettre ce qu’on vit, donner à lire le monde autrement.
Et l’IA dans tout cela ? Elle m’a poussée dans mes retranchements – comme elle bouscule les codes de notre monde et réinvente les métiers. J’ai testé, observé, suivi l’évolution. Les différents prestataires. Et je suis plus convaincue que jamais : seul un humain peut transmettre de vraies émotions. L’IA, c’est un peu comme un toucher virtuel. C’est joli, confortable. Ou pas. Mais virtuel. Ou aseptisé comme un même meuble vu chez tous.